Les textes enregistrés dans ce blogue se veulent des sagas d’aventures cyclistes lors desquelles la seule compétition acceptée est celle qui veut rendre toute nouvelle aventure plus agréable que la précédente. N'y seront inscrits aucun texte épique qui veut faire du cycliste un chercheur de performance pathologique. Seules les découvertes de nouveaux paysages, de nouvelles saveurs ou de nouvelles rencontres exaltantes y auront droit de citer
Tuesday, 22 March 2016
Première journée :
Aéroport de Santa Maria à proximité de Santa Clara de Cuba et destination; Remedios. Les premiers km sont tranquilles sur une route où l’on voit peu d’habitations, de gens ou même de circulation motorisée; tellement que nous ne sommes même pas certain d’être sur le bon chemin. Deux femmes qui marchent sur la route (on ne sait pas d’où elles viennent étant donné l’absence de bâtiments) nous rassurent et nous confirment notre direction en langage des signes plus que par la parole étant donné que le seul mot que nous reconnaissions dans leur espagnol trop rapide est «intersection». Mais c’est suffisant pour nous confirmer que notre lecture de nos cartes Google est la bonne.
Quinze km de route donc pour aboutir sur la route plus achalandée qui sépare Santa Clara de la côte nord du pays et qui est fortement utilisée par les autobus qui transporte les touristes à «tout compris» vers les stations de bord de mer. Heureusement les chauffeurs sont habitués de contourner les cyclistes locaux et les charrettes des paysans et sont très respectueux des moustiques que nous sommes sur la route. En fait, de tout le voyage, nous n’aurons de problèmes qu’avec un taxi local et un gros Kamaz dont les chauffeurs semblent avoir pris leurs habitudes de conducteurs de pick-ups red-necks d’Amérique du nord. Si le chemin est plus achalandé, il est aussi plus joli parce qu’on y voit la vie des campagnes cubaines partout. Des plantations de toutes sortes et une végétation qui sort des journaux de voyage de Christophe Colomb.
Au chemin plat que nous avons suivi jusqu’à maintenant de succède un relief bossu de côtes courtes mais abruptes qui franchissent une petite cordillère de calcaire parallèle à la côte mais à une trentaine de km de celle-ci. Une fois ces dernières passées, c’est l’arrivé à Camajuani où nous croyions trouver à manger mais où nous n’arrivons pas à reconnaître les «cafétérias» parce que rien ne les distingue des autres édifices. Résultat; boite de thon que nous avalons à l’ombre de platanes au bord d’un cimetière tout blanc.
La route se poursuit ensuite jusqu'à Remedios où nous arrivons les jambes fatiguées étant donné les 60 km chargés avec vent de face que nous venons de parcourir. C’est notre première journée de la saison et le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons encore les jambes carrées.
À Remedios c’est sur un cortège funèbre que nous arrivons : le mortuaires est au goût du jour il nous semble.
Entrée dans une jolie petite ville aux devantures délabrées mais d’où sort une vie animée et aux portes qui cachent des intérieurs parfois surprenants de modernisme et de goût. La place centrale, où nous arrivons enfin et où nous attendent des bâtiments pluri centenaires très bien entretenus qui témoignent d’un passé prospère, nous offrent des terrasses ombragées qui sont les bienvenues après ce long après-midi de soleil.
Mojito et bière locale nous réconfortent. Reste à trouver notre «Casa Particulere» pour la nuit.
Monday, 21 March 2016
Cuba en cinq jours
Première escapade sur ce blog
Nous sommes au retour d’un voyage de cinq jours au pays de Fidel. Cinq jours de vélo avec Stéphanie qui encore une fois a été un plaisir à côtoyer à tous les instants. J’ai vraiment trouvé la perle que j’ai toujours cherchée comme partenaire d’aventure.
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